Je suis abominable et cruelle. Je finis mon année en beauté; mon passage en 1ère L est sûr. Hors mon entrée à Buffon est beaucoup moins sûre. Pourtant j'espère j'espère et même parfois j'y crois. J'ai eu une attitude et des notes très positives en cette fin d'année. Comme quoi je vois bien que je suis capable de me fouler un minimum. Je souhaite une fois de plus un bon anniversaire à ma Nina. Sarah me manque beaucoup mine de rien mais elle ne le sait pas. Il y a tant de gens que je n'ai plus revus depuis longtemps. Je m'en vais le six juin à New-York, en craignant la communication avec mes trois pitoyables années d'anglais. Puis trente jours à Moscou. Une sorte de suicide long long long. Peut-être même pas la possibilité de fumer une seule cigarette en ce mois soviétique de juillet. La croisière sur le fleuve qui va jusqu'à Saint Petersbourg m'ennuiera à mourir. Combien de fois ai-je prié pour ne plus avoir à visiter un seul monastère ou une seule église. Au moins là bas je sais que j'avancerai pas mal dans ce gros livre qu'est Belle du Seigneur. Ensuite, les dix premiers jours d'août, Saint Tropez avec ma Salomé; mer, soleil, bonheur. Et enfin mon nid, mon château, Autoire, pour le meilleur et pour le pire, mon éternel repos. Peut-être un petit tour en Creuse aussi enfin bon avec ceux-là, rien n'est jamais sûr. Il faut que j'apprenne à relativiser vraiment et à être moins pessimiste apparemment. C'est fou comme ce que tout se dégrade avec le temps. Il faut remonter la pente. Il faut persister. J'espère que la question ne se posera plus.
J'écris
trop bordel de
merde